Témoignages

© SIP / Yves Kortum

Carole Dieschbourg

Ministre de l'Environnement, du Climat et du Développement durable

Le rapport sur l’Empreinte écologique du Luxembourg présente des données évidentes. Nous utilisons plus de ressources que les systèmes biologiques de la planète sont capables de renouveler et nous produisons davantage de déchets que ce qu’ils peuvent absorber.

L’Empreinte écologique démontre que nous sommes donc dans une situation d’emprunt ou dans le rôle de débiteurs des ressources mondiales ; cela par rapport aux générations futures et aux citoyens d’autres régions du monde, souvent économiquement moins développées.

Elle est un excellent outil de communication et de sensibilisation, mais elle permet également et surtout d’aiguiser notre compréhension des interdépendances entre les crises multiples touchant notamment l’alimentation, les sols, l’énergie et le climat.

Je remercie le Conseil supérieur pour un développement durable d’avoir fait calculer pour la troisième fois l’Empreinte écologique du Luxembourg permettant de mettre en évidence les conséquences de nos modes de vie et de consommation et ainsi de faire de ce calcul un exercice pérenne.

Romain Poulles

Président du Conseil supérieur pour le développement durable (CSDD)

Nous avons pris comme habitude ces dernières décennies de mesurer et de comparer l’ensemble de notre situation y compris le bien-être et la richesse avec un seul indicateur, le PIB !

Il y a un besoin urgent de compléter la lecture de la situation de notre civilisation et du monde dans lequel celle-ci évolue par de nouveaux indicateurs pertinents en terme de « bien-être » et mesurant l’état réel de la santé de notre écosystème. Le PIBien-être et l’empreinte écologique peuvent être des instruments de mesures et de pilotage efficaces complémentaires au PIB.

Ils sont certainement imparfaits, incomplets, critiquables (tout comme le PIB) mais leur utilisation systématique aussi bien comme mesure et comme outil de pilotage permettra certainement de réorienter les actions politiques et économiques autour des vrais enjeux du 21ième siècle. Le Nohaltegkeetsrot va tenter d’adapter le calcul de l’empreinte écologique aux particularités du Luxembourg et d’en faire reconnaître son utilité au monde politique et économique. 

Dr Stéphanie Zimmer

Direktorin Institut fir biologësch Landwirtschaft an Agrarkultur Luxemburg

Der Ökologische Fußabdruck stellt dem Verbrauch natürlicher Ressourcen eines Landes, einer Region oder einer Stadt, die verfügbaren Ressourcen in Form von Biokapazität gegenüber. Dieser Buchhaltungsansatz zeichnet kein vollständiges Bild der Auswirkungen unseres Ressourcenverbrauchs auf die Umwelt, jedoch lässt der Ansatz eindrucksvoll erkennen, wie hoch der Verbrauch Luxemburgs vergleichsweise ist: fast 8 Planeten jährlich, würde die Weltbevölkerung so leben, wie die Bevölkerung Luxemburgs.

Es gilt hinsichtlich einer nachhaltigen und resilienten Politik und Wirtschaft die ökologischen Grenzen der Ressourcenverfügbarkeit zu beachten. Dabei lassen sich aus dem Ökologischen Fußabdruck Schlüsselbereiche erkennen, in denen es im Besonderen gilt, den ökologischen Wandel voranzutreiben: Mobilität, Energieverbrauch, Konsum und Ressourcennutzung sowie Landwirtschaft und Lebensmittelkonsum. Neben den politischen Handlungsfeldern ergeben sich auch jene, die im Einflussbereich der einzelnen Bürger liegen: Mittels der Reduktion des Konsumverbrauchs und des Umdenkens des Nahrungsmittelkonsums kann jeder einzelne zum ökologischen Wandel beitragen. In diesem Sinne stellt der Ökologische Fußabdruck ein wertvolles Kommunikationswerkzeug dar, um die Nachhaltigkeitsbewegung voranzutreiben.

Dr Enrico Benetto

Head of the Environmental Sustainability Assessment and Circularity Unit, Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST)

Sustainability indicators provide aggregated and simplified information on environmental phenomena which often are hardly directly determinable. As such they are all subject to shortcomings, which shall be carefully considered.

The Ecological Footprint is an effective accounting system comparing human demand on Earth’s ecosystems to what these ecosystems can renew.

Citing Mathis Wackernagel’s own words, “it is not a measure of human impact, nor is it a predictive measure of the sustainability of specific management practices. Given this scope and knowledge, Ecological Footprint accounts should be used as a necessary but not sufficient minimum reference framework that approximates all of humanity’s demands on nature that compete for biologically productive area.

Dr Olivier Thunus

Chef de l’unité Comptes satellites, Institut national de la statistique et des études économiques (STATEC)

L’empreinte écologique est un outil de communication efficient pour faire prendre conscience à tout un chacun de son impact sur l’environnement. L’empreinte écologique est un indicateur composite qui, pour gagner en compréhension, a dû poser des hypothèses qui sont discutables et certainement perfectibles. Il fait, par exemple, la part belle aux émissions de gaz à effet de serre alors que les pressions sur les ressources en eau sont totalement oubliées. Au-delà de ces considérations techniques, l’intérêt de l’empreinte écologique est d’être une porte d’entrée pour le calcul de ses empreintes environnementales, à savoir une mesure chiffrée des pressions engendrées par nos comportements de consommateur sur l’environnement.

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